Portrait : Benoît Rousseau – La voix des commerçants rambolitains

Gérant de la boutique Maison Nicolas depuis plus de 20 ans, ce caviste passionné a pris, en début d’année, la tête de l’association des commerçants de Rambouillet qu’il espère développer grâce à son énergie. Et à sa bonne humeur !

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Blind test musical organisé sur les devantures des commerces l’an passé pour la Fête de la musique, Folle Braderie des commerçants, concours pour la Saint-Valentin… derrière ces initiatives une seule et même association : Les Vitrines de Rambouillet.

La structure, anciennement Association des commerçants et artisans de Rambouillet, a élu en ce début d’année son nouveau président, Benoît Rousseau.

Figure familière des Rambolitains, l’énergique caviste de chez Nicolas, jusqu’alors vice-président de l’association, succède ainsi à Augustin Albert.

L’union fait la force

« Après plus de 20 ans sur le terrain, ici à Rambouillet, je me sens légitime à porter cette association qui vise à fédérer les commerçants et à promouvoir le commerce de proximité comme l’artisanat local », précise-t-il. Appuyé par une « très bonne équipe » le bureau est constitué de Gabrielle Ovigneur, Alison Tanguy et Stéphane Hun -, le quinquagénaire souhaite « passer à la vitesse supérieure ». D’ici la fin de son mandat annuel, il espère faire passer les effectifs de l’association de 55 à 70 adhérents. « Plus on sera nombreux, plus on pourra s’aider les uns les autres, proposer des animations fédératrices plutôt que d’agir chacun de son côté et lutter contre la désertification commerciale ».

Les Vitrines de Rambouillet permet aux adhérents – qu’ils soient implantés dans le centre ou plus en périphérie – de partager leurs problématiques individuelles, de s’entraider, d’échanger et de participer à des actions communes. « Nous avons un groupe WhatsApp dédié et on se réunit tous les trois mois pour partager nos idées, préoccupations ou projets ». L’association est aussi un relais entre les commerçants et la mairie, par le biais du service commerce. Pour mettre en lumière la vitalité du tissu économique rambolitain, cette dernière anime des comptes Instagram et Facebook et prépare plusieurs animations en s’appuyant sur les formats à succès déjà testés « C’est un sacré travail mais cela me plaît de m’engager pour cette ville que j’adore et où je me sens vraiment chez moi », sourit-il.

L’âme “provinciale”

Rien ne le prédestinait pourtant à vivre ici. Originaire de Vendée, Benoît Rousseau est issu d’une famille d’ouvriers installée à Pouzauges. « J’aurais pu y rester toute ma vie et travailler dans l’usine Fleury Michon installée sur place mais j’avais envie d’autre chose ». Si enfant, il ne rêvait que de profiter de ses copains et de jouer au foot, il découvre à l’école hôtelière une véritable passion pour le vin. « De dernier de la classe, je suis passé à premier, quand j’ai trouvé ma voie ! ». Dans les restaurants où il se forme, il rencontre sa future femme et trouve un poste en banlieue parisienne dans un magasin de la Maison Nicolas où il fait ses premières armes il y a 30 ans.

Lorsqu’une opportunité se présente à Rambouillet en 2003, il n’hésite pas et prend la gérance de la boutique. « On avait envie de verdure et j’ai l’âme provinciale : il y a ici une tranquillité et une qualité de vie que je ne veux pas quitter ».

Le sens du partage (et de la blague !)

Dans cette ville, où ses deux filles ont grandi – et où il s’apprête avec joie à devenir grand-père – il a construit un réseau de clients dont certains sont devenus des amis. « Vendre du vin ce n’est pas comme vendre un aspirateur : on rentre dans l’intimité des gens parce que leurs achats accompagnent parfois des moments importants de leur vie et qu’on découvre au fur et à mesure leurs goûts ». Un métier qui lui permet de faire cohabiter son goût du vin et des autres mais aussi de partager sa passion. A ses clients comme à ses collègues puisque sa boutique est un magasin-école accueillant régulièrement de futurs cavistes en formation.

« Pour moi le vin, c’est aussi la culture française, un certain art de vivre, partager un bon repas en famille ou entre amis et faire des blagues ». Et en la matière, Benoît n’est pas en reste. Derrière le sérieux du commerçant chevronné, jaillissent régulièrement des éclairs de malice. Adepte des matchs de foot comme des jeux de société ou des Vaudeville, celui qui se définit volontiers comme un « éternel gamin », cultive l’humour et la légèreté, adore passer du temps avec ses copains, se lancer dans des mises en scènes théatrales et se costume ainsi chaque année, religieusement, en curé à l’occasion de la Saint-Lubin. « C’est important, même dans les conversations sérieuses, d’apporter une touche de bonne humeur pour rendre les choses plus légères », estime-t-il. Une énergie et un entrain qu’il compte évidemment mettre au service de son association !