Une histoire de famille
« J’ai vécu avec la SHARY presque toute ma vie », résume-t-elle en un sourire. Car avant elle, sa mère fut secrétaire générale de l’association pendant presque 50 ans. Dans la maison de famille rambolitaine où ses parents se sont installés en 1942 – et où elle vit encore aujourd’hui – Florence grandit dans un univers bercé par la culture, les voyages, la littérature, l’histoire et la poésie.
« Ma mère, qui avait fait l’Ecole Normale, travaillait beaucoup et nous parlait tout le temps de ses activités à la SHARY. Je l’aidais d’ailleurs parfois en tapant pour elle des documents à la machine », se souvient-elle. À l’époque, la jeune fille, qui fait partie d’une chorale, se rêve cantatrice. Mais après avoir débuté ses études au lycée Louis Bascan, dont elle intégra la première promotion, elle passe son bac en Angleterre où elle se passionne pour les langues. « J’ai fait des études de linguistique mais aussi de journalisme en Espagne, avant de vivre en Allemagne ou encore en Italie : je me suis toujours beaucoup intéressée aux différentes cultures et à la manière dont vivent les autres ».
La curiosité comme boussole
En 1992, peu après le départ de sa mère, Florence décide de reprendre le flambeau et devient à son tour secrétaire générale de la SHARY. « Mes frères et sœurs sont aussi adhérents, c’est certainement une manière de perpétuer ce qui nous a été transmis». Au-delà, celle qui se décrit volontiers comme « aussi curieuse qu’un chat » y trouve le moyen d’assouvir son insatiable soif de découvertes. « Faire partie d’une société savante, c’est évidemment très enrichissant, tant sur le plan intellectuel qu’humain : j’y ai rencontré des gens incroyables, de tous horizons ».
Pendant 30 ans, Florence mène de front son métier – la gérance de société pharmaceutique – et son activité bénévole au sein de l’association. « Le rythme était parfois très soutenu avec une vingtaine d’heures de travail par semaine, c’est beaucoup plus simple depuis 4 ans puisque je suis à la retraite ». Désormais vice-présidente, elle s’occupe principalement de l’organisation des sorties et conférences, des relations publiques mais aussi de la coordination des bénévoles au sein de la structure.
Continuer d’apprendre
« Nous avons à peu près 150 adhérents et j’ai tissé des liens d’affection très forts avec beaucoup d’entre eux ». Après plus de 30 ans au sein de la société savante, l’enthousiasme de la globe trotteuse, par ailleurs intarissable sur la beauté de Rambouillet et de ses alentours, ne semble pas près de faiblir. « Je continue à apprendre et découvrir tous les jours. D’autant qu’on voit arriver une nouvelle génération d’historiens et chercheurs qui pourraient être amenés à prendre la relève un jour ».
Pour l’heure, Florence ne conçoit pas de cesser ses activités – elle est aussi vice-présidente de la Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Paris et de l’Île-de-France – même si elle se heurte parfois « au modernisme » d’internet et des réseaux. « Cela me contrarie quand je ne comprends pas comme cela fonctionne mais je me fais aider pour rester à la page ! ».