Actualité : Le nouveau Cinéparadis prend forme au cœur de la ville

Lancés fin mars 2025, les travaux du futur cinéma de centre-ville sont en train de franchir une étape décisive avec la finalisation de la charpente et de la coque du bâtiment. Soutenu par la ville à hauteur de 1 million d’euros – sur un budget total de 7 millions -, le Cinéparadis, et ses 5 salles de projection, devrait ouvrir ses portes à la fin du premier semestre 2026. En attendant, découvrez les coulisses de l’avancée du chantier.

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Malgré le temps maussade de ce matin de décembre, les badauds sont nombreux à marquer l’arrêt devant le chantier du futur cinéma. Depuis la rue de Gaulle, certains curieux s’aventurent même sous le porche menant à l’une de ses futures entrées. Nez levés vers le ciel, ils observent le balai des ouvriers et de l’immense grue installée au printemps dernier.

La fin du gros œuvre

D’ici la mi-janvier elle sera retirée, laissant uniquement place à la silhouette, désormais bien visible, du très attendu Cinéparadis, construit en lieu et place du Vox. Huit mois après le coup d’envoi des travaux, et conformément au calendrier prévisionnel annoncé, le gros œuvre touche à sa fin avec la finalisation de la coque du bâtiment et l’installation de sa charpente métallique.

À l’intérieur, auquel on accède par la rue d’Angivillers, le bâtiment prend des allures de ruche mêlant les différents corps de métiers. « Tout le monde vient de la sphère locale » précise Judith Reynaud, la propriétaire des lieux. À la tête d’une société familiale qui gère un groupement de cinémas indépendants et notamment “Les enfants du Paradis” à Chartres -, c’est elle qui a repris en 2023 le projet de cinéma en centre-ville de Rambouillet. Ce dernier conservera sa vocation de cinéma d’art et d’essai avec une programmation diversifiée et tous publics mêlant blockbusters, films plus confidentiels et programmation jeunesse.

Comme chaque mardi, elle arpente avec son équipe – conducteur de travaux, architecte, électricien, chauffagiste… les trois niveaux du futur cinéma à l’occasion de la visite de chantier. Depuis le rez-de-jardin, où se situera la salle d’animation qui donnera sur une cour jusqu’au sommet du bâtiment, offrant une vue imprenable sur la ville, qui accueillera des locaux techniques de ventilation, en passant par les accès pour les personnes à mobilité réduite, tout est passé en revu.

Cinq salles déjà bien définies

Malgré les difficultés d’un chantier en espace contraint et quelques imprévus – comme la pause d’un cuvelage pour éviter que l’eau remonte -, les travaux avancent à grands pas. Les 5 salles de projection réparties à chaque niveau sont sorties de terre et le nombre de sièges comme leurs couleurs sont déjà choisis : prune pour la salle 3 (90 fauteuils), située au rez-de-cour près de la salle d’animation ; noir pour la salle 4 (70 fauteuils) qui jouxtera, au rez-de-chaussée, la salle 5 (48 fauteuils) dite premium en raison de son caractère intimiste et de ses tablettes individuelles – et ses tons bleus ; bleu aussi pour la salle 1, (la plus grande avec 155 fauteuils) et rouge pour la salle 2 (141 sièges), situées au premier étage.

Soit une capacité totale de plus de 500 places. « Nous avons fait le choix d’installer des fauteuils clubs fixes et non des sièges rabattables : ces derniers sont moins chers et volumineux mais ils n’offrent pas le confort que nous souhaitions proposer aux spectateurs », détaille Judith Reynaud en observant depuis le dernier étage les imposantes poutres métalliques livrées ce jour pour finaliser la charpente de l’édifice.

En route pour la phase d’aménagement intérieur

Une fois cette dernière achevée, le chantier prendra, en ce début d’année, une nouvelle tournure avec la phase d’aménagement intérieur. À commencer par l’isolation, les cloisons intérieures, planchers et plafonds. Mais aussi l’installation des équipements techniques – électricité, ventilation/climatisation, sonorisation, systèmes de projection… -, l’aménagement des salles – gradins en bois, pose des fauteuils, écrans, revêtements de sol… – et des espaces annexes tels la billetterie, les sanitaires ou les entrées.

Sans oublier l’aspect extérieur du cinéma, dont on peut déjà avoir un aperçu depuis la rue d’Angivillers, avec un béton texturisé conforme aux recommandations de l’architecte des bâtiments de France.

« Il reste encore beaucoup à faire pendant ces prochains mois mais nous sommes impatients d’accueillir les Rambolitains au printemps », s’enthousiasme Judith Reynaud qui déborde déjà d’idées pour faire vivre ce lieu, au-delà des projections cinématographiques. Rendez-vous dans quelques mois pour découvrir enfin le Cinéparadis finalisé !

L’offre de cinéma transitoire à La Lanterne

La ville propose, depuis 2023, une offre de cinéma transitoire à La Lanterne qui continuera à fonctionner jusqu’à l’ouverture du Cinéparadis. La programmation, d’abord confiée à la société Mégarama, est assurée par l’exploitant Cinéparadis depuis juin 2025. Tous les 15 jours, les Rambolitains peuvent ainsi découvrir un programme diversifié dont le détail est disponible sur le site de la ville rambouillet.fr, du cinéma lalanterne.cineparadis.fr et allocine.fr. Une version papier de cette programmation est également disponible à La Lanterne et à l’hôtel de ville.