Parcours détour, Stèles : La ville au fil des siècles – A la croisée des chemins
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Stèle 1
Le rondeau Bien que les descriptions de la fin du XVIIe siècle mentionnent déjà la présence d’un canal, c’est à Fleuriau d’Armenonville, propriétaire du domaine de 1699 à 1706, qu’est attribuée la création des jardins à la française. Les aménagements des canaux et des bassins permettent notamment d’assainir le sol, et des terrains sont gagnés sur les marécages. Le rondeau (« le rond d’eau »), qualifié ainsi pour être distingué du « miroir », une pièce d’eau de forme rectangulaire aujourd’hui disparue, est ainsi creusé. Naissance d’une place A la rencontre de la « grande route pavée de Paris à Chartres » (rue du Général-de-Gaulle et avenue du Maréchal-Leclerc), du « chemin de Rambouillet à la Louvière » (rue Chasles) et du « chemin de Rambouillet à Orléans » (rue G. Lenotre), la place Félix-Faure est tracée en même temps que le rondeau, le nouveau dessin du jardin modifiant alors le tracé de la route de Chartres. Cette place n’est véritablement gagnée par l’urbanisation qu’à partir du milieu du XIXe siècle, mais des édifices plus anciens ont cependant existé. Erigée entre 1723 et 1732, l’auberge de la Boule d’Or, à l’extrémité de l’actuelle rue du Général-de-Gaulle, fut ainsi l’une des premières maisons à border la place. Le dessin du rondeau (« rond d’eau »), lors de l’aménagement des jardins à la française entre 1700 et 1705, entraine une modification du tracé de la route de Paris à Chartres et permet la création de la place Félix-Faure.
Stèle 2
Les édifices disparus Le roi Louis XVI ayant acquis le domaine de Rambouillet pour étendre son terrain de chasse, il transforme le Grand chenil du comte de Toulouse en luxueux logement pour son capitaine des chasses. Un hôtel de la Vénerie est édifié à l’arrière. Ces édifices aujourd’hui disparus occupaient l’emplacement de l’ancienne Banque de France, sur la place. Des bâtiments destinés à loger les équipages de la Vénerie avaient également été construits le long de l’actuelle rue du Maréchal-Leclerc, vers Gazeran. Epargnés par le tracé du rondeau, le cimetière et sa chapelle situés à l’entrée du bourg depuis 1399 au moins (à l’emplacement du n°12 de la place Félix-Faure) ont été recouverts par le jardin de l’hôtel du Gouvernement dès la fin du XVIIIe siècle, ce jardin ayant lui même été morcelé depuis. Le glissement de la ville vers l’est Entrée historique dans le centre ancien de Rambouillet, la place Félix-Faure apparaît aujourd’hui comme une place majeure du centre ville. Elle illustre le glissement du centre ville vers l’est, le développement de l’urbanisation étant limité à l’ouest par le château et son parc. Entrée historique dans le centre ancien de Rambouillet, la place Félix-Faure était autrefois bordée de luxueux édifices liés à l’activité de la Vénerie et construits à la demande du roi Louis XVI. Elle apparaît aujourd’hui comme une place majeure du centre ville, illustrant ainsi le glissement de la ville vers l’est
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