Construction CinéParadis en centre-ville
Publié le – Mis à jour le
Décembre 2025
En décembre 2025, les travaux du futur cinéma de centre-ville ont franchi une étape décisive avec la finalisation de la charpente et de la coque du bâtiment.
La fin du gros œuvre
D’ici la mi-janvier 2026 la grue sera retirée, laissant uniquement place à la silhouette, désormais bien visible, du très attendu Cinéparadis, construit en lieu et place du Vox. Huit mois après le coup d’envoi des travaux, et conformément au calendrier prévisionnel annoncé, le gros œuvre touche à sa fin avec la finalisation de la coque du bâtiment et l’installation de sa charpente métallique.
À l’intérieur, auquel on accède par la rue d’Angivillers, le bâtiment prend des allures de ruche mêlant les différents corps de métiers. « Tout le monde vient de la sphère locale » précise Judith Reynaud, la propriétaire des lieux. À la tête d’une société familiale qui gère un groupement de cinémas indépendants et notamment “Les enfants du Paradis” à Chartres -, c’est elle qui a repris en 2023 le projet de cinéma en centre-ville de Rambouillet. Ce dernier conservera sa vocation de cinéma d’art et d’essai avec une programmation diversifiée et tous publics mêlant blockbusters, films plus confidentiels et programmation jeunesse.
Cinq salles déjà bien définies
Malgré les difficultés d’un chantier en espace contraint et quelques imprévus – comme la pause d’un cuvelage pour éviter que l’eau remonte -, les travaux avancent à grands pas. Les 5 salles de projection réparties à chaque niveau sont sorties de terre et le nombre de sièges comme leurs couleurs sont déjà choisis : prune pour la salle 3 (90 fauteuils), située au rez-de-cour près de la salle d’animation ; noir pour la salle 4 (70 fauteuils) qui jouxtera, au rez-de-chaussée, la salle 5 (48 fauteuils) dite premium en raison de son caractère intimiste et de ses tablettes individuelles – et ses tons bleus ; bleu aussi pour la salle 1, (la plus grande avec 155 fauteuils) et rouge pour la salle 2 (141 sièges), situées au premier étage.
Soit une capacité totale de plus de 500 places. « Nous avons fait le choix d’installer des fauteuils clubs fixes et non des sièges rabattables : ces derniers sont moins chers et volumineux mais ils n’offrent pas le confort que nous souhaitions proposer aux spectateurs », détaille Judith Reynaud en observant depuis le dernier étage les imposantes poutres métalliques livrées ce jour pour finaliser la charpente de l’édifice.
En route pour la phase d’aménagement intérieur
Une fois cette dernière achevée, le chantier prendra, en ce début d’année 2026, une nouvelle tournure avec la phase d’aménagement intérieur. À commencer par l’isolation, les cloisons intérieures, planchers et plafonds. Mais aussi l’installation des équipements techniques – électricité, ventilation/climatisation, sonorisation, systèmes de projection… -, l’aménagement des salles – gradins en bois, pose des fauteuils, écrans, revêtements de sol… – et des espaces annexes tels la billetterie, les sanitaires ou les entrées.
Sans oublier l’aspect extérieur du cinéma, dont on peut déjà avoir un aperçu depuis la rue d’Angivillers, avec un béton texturisé conforme aux recommandations de l’architecte des bâtiments de France.
« Il reste encore beaucoup à faire pendant ces prochains mois mais nous sommes impatients d’accueillir les Rambolitains au printemps », s’enthousiasme Judith Reynaud qui déborde déjà d’idées pour faire vivre ce lieu, au-delà des projections cinématographiques. Rendez-vous dans quelques mois pour découvrir enfin le Cinéparadis finalisé !
Mars 2025 – Début des travaux
Un complexe de 5 salles sur 3 niveaux
Son projet consiste à reconstruire, comme initialement prévu, un nouveau complexe doté de cinq salles et 595 fauteuils, renommé Cinéparadis. Le bâtiment de 3 étages s’ouvrira sur la rue d’Angiviller et le porche de la rue de Gaulle. La nouvelle propriétaire, Judith Reynaud, a cependant déposé un permis de construire modificatif par rapport à l’initial afin de l’adapter aux nouvelles normes et d’offrir plus de confort au cinéma.
Le coût total du cinéma est estimé à 6 000 000 d’euros. La municipalité y participe à hauteur d’1 000 000 d’euros. Le projet bénéficie aussi de subventions de la Région Ile de France (500 000 euros) et du Centre national du cinéma et de l’image animée (500 000 euros).
Une alternative au multiplexe
Avec une programmation diversifiée et tous publics, mêlant blockbusters, films plus confidentiels et programmation jeunesse, le nouveau cinéma conservera sa vocation de cinéma d’art et d’essai. Pour s’adapter aux besoins et usages de la population, le Cinéparadis sera ouvert 7 jours par semaine et 365 jours par an. Il proposera plusieurs séances dans la journée et en soirée. Des animations spécifiques seront aussi programmées régulièrement comme des soirées-débats et ciné-goûters sans oublier le retour du ciné-club pour l’instant accueilli à La Lanterne.
Un lieu culturel ouvert à tous
Dans une optique d’accès de la culture au plus large public, la grille tarifaire sera la plus accessible possible et permettra notamment divers moyens de paiement (Pass Culture, chèque vacances, chèque CE, etc). De même, de nombreux projets sont prévus afin d’offrir un accès facilité aux plus jeunes dans une perspective d’égalité des chances.
Des groupes scolaires seront ainsi accueillis à la demande des enseignants le matin ou l’après-midi dans la semaine et des ateliers d’animations seront régulièrement proposés en lien avec les structures municipales de la ville. Le cinéma participera aussi aux dispositifs nationaux d’éducation à l’image ( Ecole et Cinéma, Collège et cinéma, Lycéens au Cinéma).
Au-delà de l’offre cinématographique, le Cinéparadis est amené à devenir un lieu culturel au sens large en proposant la retransmission d’événements comme des opéras ou concerts. Mais aussi en mettant gratuitement à disposition de la commune ses salles pour l’organisation de conférences ou colloques.
Qu’est-ce qui vous a poussé à reprendre le projet de cinéma de Rambouillet ?
« Nous sommes intéressés par ce projet depuis quelques années puisque nous nous étions déjà portés acquéreurs en 2017 lorsque les précédents propriétaires souhaitaient vendre. La situation du projet de cinéma en centre-ville correspond parfaitement à nos valeurs. Cinéparadis regroupe en effet des établissements privés indépendants de proximité. Il est d’ailleurs amusant de noter qu’il y a beaucoup de similitudes entre Fontainebleau, bastion de notre groupe et Rambouillet : il s’agit de deux villes impériales, bordées par la forêt et dotées d’un magnifique château. Enfin, nous sommes déjà présents sur le territoire avec le cinéma de Chartres, que nous avons construit en 2008. Il nous a donc semblé légitime et intéressant de nous positionner pour apporter à Rambouillet l’établissement qui lui manquait ! Les habitants pourront profiter d’un cinéma généraliste, tourné vers l’art et essai et le jeune public qui pourra bénéficier d’une politique de programmation et d’animation en lien avec les projets menés par la ville. »
Judith Reynaud, directrice du groupe Cinéparadis