Travaux : La Poste : des travaux pour moderniser et préserver le patrimoine

Depuis le printemps La Poste mène des travaux visant à préserver ce bâtiment d’exception – inscrit au titre des Monuments historiques – emblématique du patrimoine rambolitain. Un projet qui s’inscrit en même temps dans une optique d’amélioration des services rendus à la population.

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Reconnaissable à ses briques orange et à son style caractéristique de l’Art déco tardif, l’Hôtel des Postes de Rambouillet, situé au cœur de la ville, est un véritable joyau architectural. Construit en 1937 par l’architecte Joseph Bukiet – dans le cadre du vaste programme de modernisation des Postes, Télégraphes et Téléphones ( P.T.T.) engagé en France dans l’entre-deux-guerres – il est d’ailleurs reconnu pour son intérêt patrimonial. Et inscrit, depuis 1999, au titre des Monuments historiques.

Un travail partenarial

Si au fil des 90 années écoulées, les missions de la Poste ont profondément évolué, le bâtiment a conservé sa vocation mais aussi son aspect d’origine. Cette volonté de préservation du patrimoine est au cœur des travaux lancés par l’entreprise ces derniers mois. Ces derniers sont le fruit d’un travail partenarial avec la ville – et notamment les services techniques et l’architecte communal… -, les architectes des bâtiments de France, mais aussi entre plusieurs branches du groupe La Poste.

En effet, cette dernière a mobilisé ses filiales patrimoine et Grand Public afin de mener à bien son projet tout en garantissant l’accessibilité pour les usagers.

Deux phases de travaux pour un double objectif

Une première phase, du 15 avril au 15 juin, a été effectuée en continuité de service, aux horaires habituels, dans un local provisoire situé à l’arrière du bureau de poste. L’objectif étant de pouvoir continuer à accueillir et servir le public malgré l’importance des travaux en cours. Remplacement des fenêtres, rafraichissement de la salle d’accueil, réfection des menuiseries, étanchéité, remplacement de la toiture, nettoyage de la façade… : les chantiers entrepris avec l’architecte Jean-Christophe Chini visent à pérenniser l’édifice afin de conserver son identité architecturale d’origine. À ce titre, les équipes ont par exemple mené un vrai travail d’enquête pour rendre aux menuiseries leur couleur d’antan, soit un gris brun, en échantillonnant les 5 couches précédentes pour retrouver la bonne teinte.

Une seconde phase a débuté en juin pour s’achever à la fin de l’été. Elle consiste à améliorer l’accès du public au distributeur de billet situé sur la façade ouest. Autrefois surélevé, il n’était pas accessible aux personnes à mobilité réduite. Les travaux ont donc consisté à l’abaisser pour être à la bonne hauteur. Une opération en apparence simple mais qui est en réalité très lourde au niveau structurel d’autant qu’elle doit évidemment répondre aux exigences d’un bâtiment inscrit au titre des Monuments historiques.

Des travaux de rénovation et de modernisation qui rendent de sa superbe à l’un des édifices les plus représentatifs du patrimoine rambolitain, alliant mémoire, service public et qualité architecturale.

Le saviez-vous ?

Un Monument Historique est un édifice, un espace ou un objet, qui a été protégé du fait de son intérêt patrimonial.

Un ensemble de critères (historiques, artistiques, scientifiques et techniques) sont pris en compte pour réaliser cette évaluation. Il existe deux niveaux de protection au titre des monuments historiques :

  • L’inscription, qui constitue le premier niveau de protection pour des lieux présentant un intérêt remarquable à l’échelle régionale.
  • Le classement, le niveau le plus élevé, protégeant les monuments ayant un intérêt public à l’échelle de la nation.

Les monuments protégés font l’objet de dispositions particulières pour leur conservation afin que toutes les potentielles interventions soient effectuées en maintenant l’intérêt culturel qui a justifié leur protection.